L’éclairage des vélos / trottinettes : bien voir et être vu

Après les balades de loisirs cet été, nous sommes nombreux à poursuivre l’aventure à la rentrée en choisissant le vélo ou la trottinette comme moyen de transport principal pour aller au travail ou à l’école. Inutile de lister ici tous les bienfaits de ce choix: santé, économie, écologie, etc. Donc, bienvenue à vous dans le monde des vélo’taffeurs ou des électrotteurs ! Si aujourd’hui encore nous profitons de matinées clémentes et de belles soirées chaleureuses, la nature va vite nous mettre à l’épreuve. Le froid et la nuit arrivent avec l’hiver… Il est donc nécessaire de faire le point sur son équipement. Dans la suite de l’article, je vous propose de voir les différents types d’éclairage additionnels disponibles, ce qui est obligatoire et quelques dispositifs plus fun. (La réglementation est identique pour les vélos et les trottinettes)

Les éclairages passifs

La base :

Ce sont tous les systèmes d’éclairage qui ne nécessitent pas d’alimentation électrique pour fonctionner, du genre catadioptres ou bandes réfléchissantes. En France, il est obligatoire d’avoir un catadioptre blanc à l’avant et un rouge à l’arrière, un catadioptre orange dans les rayons de chaque roue ainsi que sur les pédales. En termes de sécurité, c’est un bon début puisque votre vélo/trott est visible de tous les côtés par les véhicules équipés de phares. La lumière va s’y réfléchir jusqu’à une distance importante (env. 90m). Ici, pas besoin de pile, batterie ou dynamo, c’est actif en permanence. Par contre, ça n’assure aucune source de lumière pour éclairer son chemin et ça n’a aucun effet sans source lumineuse extérieure.

En +

Dans la même idée, il y a les bandes réfléchissantes avec une efficacité redoutable. La seule obligation sur ce matériel en France et de devoir mettre un gilet jaune ou orange lorsqu’il fait nuit (ou “faible visibilité”) en circulation hors agglomération. On est repéré distinctement de loin, mais, il y a quelques limites. Il faut enfiler le gilet par-dessus ses vêtements donc attention à la taille (NDLR: il existe des gilets spécifiques aux enfants) et si vous portez un sac à dos, l’effet est annulé. Mieux qu’un gilet, je vous conseille le harnais réfléchissant. Plus petit qu’un gilet, il se glisse dans une poche et s’adapte en quelques secondes à votre gabarit été/hiver.

Les extras :

Pour les catadioptres et encore plus pour les bandes réfléchissantes, plus il y en a, mieux c’est. On retrouve beaucoup de bandes réfléchissantes sur le matériel spécialisé sport (pantalon, coupe vent et sac à dos) donc n’hésitez pas à préférer ces modèles. Et si vous êtes régulièrement en tenue de ville, il existe des bandes enroulables super pratiques (tips : elles remplacent aussi les pinces pantalon). Autre solution, l’ajout de bandes réfléchissantes autocollantes directement sur le cadre ou les roues par exemple qui donnent aussi du style à votre monture.

Les éclairages actifs

La base :

Les éclairages actifs sont ceux qui ont besoin d’électricité pour fonctionner. Concernant la loi, en France il est obligatoire d’avoir un feu de position blanc (ou jaune) à l’avant et un feu de position rouge à l’arrière. S’il vous roulez avec une remorque, il faudra aussi éclairer celle-ci. Notez, qu’à part que les dispositifs doivent être “nettement” visibles, il n’y a aucune précision concernant la taille, l’emplacement ou le clignotement, ni la puissance d’éclairage (sauf que le feu de position avant ne doit pas “éblouir”). Les obligations se limitent donc au fait que vous devez être vus par les autres usagers de la route.

Si vous vous déplacez exclusivement en milieu urbain, l’éclairage minimal sera peut-être suffisant. Mais si vous quittez le confort de l’éclairage public, vous aurez vite besoin d’un éclairage plus puissant pour voir votre chemin. 

Il n’y a pas de dispositif d’éclairage 100% parfait. Il va falloir faire des compromis entre l’efficacité et la praticité. 

  • Par exemple, les vélos anciens avaient des dynamos. Ce n’était pas très performant, les lumières éclairaient peu, ça faisait du bruit et demandait plus d’effort pour pédaler. Par contre, le dispositif était toujours prêt à l’usage. 
  • Il y a ensuite les dispositifs qui fonctionnent avec des piles. La puissance d’éclairage est vraiment très moyenne et baisse avec l’usure des piles. L’autonomie est moyenne, il vaut mieux sortir avec un jeu de piles de rechange pour y voir clair si besoin.
  • Plus récemment les éclairages sur batterie (sur véhicule électrique ou batterie intégrée à la lampe) se généralisent. Ils sont souvent très puissants avec une bonne autonomie … mais si la batterie est vide, l’éclairage se coupe immédiatement. Et pour recharger la batterie, cela prend du temps et nécessite une batterie d’appoint si l’on tient à sa sécurité. Sauf si l’on est assez organisé pour recharger les batteries après et avant chaque sortie.

Les extras

Pour les vélos, et encore plus pour les trottinettes qui sont moins identifiables, je pense qu’il faut aller au-delà de la réglementation pour se déplacer en sécurité la nuit. Les casques avec éclairage intégrés sont un vrai plus pour la visibilité. L’ajout d’autres points d’éclairage actifs sur ses vêtements, son sac ou même dans les rayons permet d’attirer l’attention des autres usagers. Ils feront plus attention à vous. 

Toutes ces réglementations et ces préconisations doivent bien entendu être accompagnées par un comportement routier exemplaire, un peu de bon sens et beaucoup d’anticipation. Bref, soyez fairplay et prudent pour éviter les accidents

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